Comme nous préparons notre randonnée annuelle uniquement à partir d’un tracé sur une carte, nous n’avons pas les informations de contexte qu’on peut rencontrer dans un guide de randonnée. Par exemple, pour l’étape d’aujourd’hui, pour nous c’était juste : on va monter la moitié du chemin, puis redescendre un peu, remonter encore un bon coup avant de redescendre définitivement vers Linz. Si on avait eu un guide, ça aurait donné ça : Cette étape quitte Ottensheim en longeant le paisible Danube, puis grimpe doucement à travers champs et forêts jusqu’au Koglerauer Spitz (685 m), ancien point de repère des paysans du Mühlviertel offrant un vaste panorama sur la vallée. Le sentier descend ensuite vers Linz, traverse la campagne et remonte jusqu’au Postingberg (582 m). Là, la basilique baroque du Pöstlingberg, haut lieu de pèlerinage depuis le XVIIIᵉ siècle, domine la ville et le fleuve. La descente s’effectue ensuite par le chemin de croix, jalonné de chapelles, avant de franchir le Nibelungenbrücke sur le Danube pour rejoindre enfin le cœur de Linz et sa grande place (Hauptplatz), entourée de façades gothiques et baroques. Qu’est-ce que ça aurait changé ? Eh bien, on aurait su tout de suite que l’église avec ses deux clochers qu’on voyait depuis le « Spitz truc », on y passerait. Parce que là, il m’a fallu un certain temps avant que je n’avance un timide « Mireille, je me demande si on ne passe pas à cette église là-bas ». Instinctivement, je ne la situais pas sur le chemin, ou peut-être qu’avec la chaleur (29 °C), mon cerveau n’avait pas envie de savoir qu’on devait encore monter là-haut… Toujours est-il qu’on y est passé, ce qui nous a permis de nous reconnecter en douceur avec la foule des touristes (on ne voit presque personne sur nos chemins) et de déguster une mauvaise glace italienne à l’image du mauvais jeu de mot qui servait de nom à la gargote « Zucker Mario » (Zucker, c’est le sucre, pour ceux qui n’auraient pas fait autrichien seconde langue et Super Mario, un jeu vidéo populaire, pour ceux pour qui l’option Informatique & numérique n’existait pas quand ils étaient au collège).
Mais… c’est J07 ! Une semaine de randonnée déjà ! Il est temps de faire la récap hebdomadaire. Alors on a parcouru 131 petits kilomètres, mais c’est bien assez, gravi 3 292 m, passé 44 heures sur les chemins, vu une couleuvre, un écureuil, deux lièvres, trois tiques, quatre chevreuils ou assimilés, cinquante-deux escargots et un nombre indéterminé mais considérable de vélos de tout poil. Et les pieds ? Les pieds ça va. Et les genoux ? Les genoux ça va. Et la chaleur ? Eh bien, disons qu’elle nous permet de mieux apprécier le temps gris qui d’ailleurs semble se profiler pour la semaine à venir ! Rien d’autre à signaler ? Non.
Voilà les amis, c’est tout pour aujourd’hui. Tchuss !
🥾18,7 km ↗️+685 ↘️-685 m ☀️ 22‑29 °C




— Oui, mais je pense pas qu’on y passe !



