Notre hôte d’hier, en débarrassant nos assiettes vides, nous a dit que, dans sa famille, on disait aux enfants : « Si tu termines ton assiette, il fera beau demain », et que c’était bon signe pour nous le lendemain. Elle ne s’était pas trompée : un soleil timide nous a bien accompagnés toute la journée. La température est restée fraîche, mais ce n’est pas plus mal pour cette assez longue étape qui nous menait dans la vallée de la Wachau, après avoir conquis le Jauerling (962 mètres), point culminant de la région et de notre périple germano-austro-slovaque.
Mais qui dit longue étape sous le soleil dit beaucoup de photos, arrivée plus tardive et moins de temps disponible en dehors de notre incontournable quadriptyque bière – douche – lessive – dîner ; alors aujourd’hui, le texte sera court. Juste pour vous donner une idée : le petit-déjeuner est dans 13 minutes ! Mais c’est suffisant pour raconter qu’on n’avait pas fait deux kilomètres que je dis à Mireille : « Tiens, c’est marrant, sur ton coude, on dirait un gros bouton blanc plein de pus ! ». Eh bien, ce n’était ni marrant ni un bouton, mais une tique attablée pour son petit-déjeuner. Pas de chance pour elle, l’ami Ricoré s’est pointé, muni de sa fidèle pince à épiler — je devrais dire « pince à étiquer », car c’est devenu son usage principal. Pour les détails de l’opération, je vous renvoie à J04.
Ben voilà, il est 8 h 30, tant pis, vous ne saurez rien du sommet du Jauerling, qui est si plat qu’il n’offre aucune vue, de la dernière terrible petite ascension avant d’arriver à Mühldorf, ni de l’excellent dîner (le meilleur depuis notre départ), commencé en terrasse et terminé dans la salle car, toujours, la pluie rôde. Non, de tout ça, vous ne saurez rien. Hummm… excellent, cet œuf à la coque. Tchuss !
🥾21,8 km ↗️+1040 m ↘️-890 m 🌤️ 18-22 °C



ATTENTION ! Ne pas lire cette légende à voix haute dans un lieu public ou un avion (bach se prononce barr)














