Il fallait bien que ça arrive un jour. Depuis le temps qu’on sillonne l’Europe à pied pour nos vacances, il fallait bien que l’un de nous ait un petit problème affectant ses organes locomoteurs. Eh bien, Mireille a mal au genou. Ça a commencé par le gauche, puis ça a été le droit aussi. Du coup, on va adapter un peu les étapes, pour qu’elles ne soient pas excessives, en se servant opportunément des transports en commun.
Ainsi, aujourd’hui, nous avons pris le train S7 de 11h49, en direction de l’aéroport, et sommes descendus à Schwechat-Kaiserebersdorf, évitant ainsi une laborieuse sortie de la conurbation viennoise pour rejoindre la rive d’une petite rivière (la Schwechat), qui nous mènera jusqu’à Himberg, notre étape prévue, une dizaine de kilomètres plus loin.
Sous le soleil, le chemin est plutôt agréable. Comme on marche pépère (enfin… c’est Mireille qui a mal aux genoux), je me suis dit que ce serait l’occasion de rajouter quelques papillons à ma collection. Eh bien : nada, makache, que dalle, que tchi, que pouic, nib de nib, zéro ! Pas l’ombre d’un quelconque spécimen ailé. J’en ai été réduit à essayer de photographier des mouches se chauffant sur le mur anti-crue de la Schwechat. C’est grave ! C’est grave parce que ce n’est pas une observation ponctuelle. Je n’en ai pas parlé jusqu’ici mais ça m’a frappé presque tous les jours. Les fameux arbres à papillons (Buddleia davidii) portent ici mal leur nom : déserts. Les rives fleuries du Danube… quelques rares individus qui volètent, certes, mais bien peu. Les prairies fleuries des hauts plateaux ? Quelques esseulés. On parle d’une baisse de la population de papillons de 40 % observée entre 1990 et 2020. Je pense qu’on peut ajouter quelques dizaines de pourcents supplémentaires pour 2020–2025.
Mais bon, la population des mouches à m…e est en progression, tout va bien. Mais ce n’est pas forcément bon signe !
🥾11,6 km 🚂 11 km ↗️+25 m ↘️-30 m ☀️ 22-24 °C






la vie trace un fil ténu.
Résister suffit.






