Je ne vous l’ai pas encore dit, mais depuis Vienne, on est sur un chemin qui s’appelle le Sultansweg (le chemin des Sultans), qui relie Vienne à Istanbul en passant par Bratislava (Slovaquie), Budapest (Hongrie), Belgrade (Serbie) et Sofia (Bulgarie). Mais rassurez-vous, quoi qu’il arrive, on s’arrête à Bratislava. Vous n’aurez pas 2 500 km de plus à endurer !

Puisqu’on parle d’enduration… Ah, on me signale dans l’oreillette qu’on ne dit pas enduration, mais endurage. Eh bien, autant pour moi… Ah, on me signale aussi dans l’oreillette qu’on n’écrit pas autant pour moi, mais au temps pour moi. Bon ! C’est tout, l’oreillette ? Tu veux écrire le billet à ma place ? Oui ? Eh ben vas-y, on t’écoute !

L’oreillette : Eh bien, on va faire court, car il faut rendre l’antenne à 8 h 30 pour le petit déjeuner (je ne sais pas bien pourquoi, mais ça, c’est leur heure sacrée, aux MirBen). Mais tout d’abord, bonjour à tous.
Bon, l’étape du jour, c’était déjà du grand n’importe quoi. Il avait prévu 31 km, sous prétexte que c’était plat et qu’après trois semaines de marche, ils péteraient le feu. J’aurais demandé à voir ! Enfin, les genoux de Mireille lui donnent une bonne excuse pour raccourcir l’étape, à ce gredin. En plus, il a de la chance : le bus 227 de 11 h 06 (arrêt au pied de l’hôtel) passe à Götzendorf Bahnhof à 11 h 37, et Götzendorf est pile poil sur le tracé, avec un restant à marcher de 18 kilomètres, compatible avec l’état des genoux de Mireille. C’est pas beau, la vie ? 
Bon, ce que le Cador n’avait pas vu venir, c’est que son hôtel asiatique avec restaurant buffet à volonté ne faisait pas le petit déjeuner. Du coup, balade matinale à Himberg en quête d’une boulangerie ! Voilà. 
Pour le reste, le chemin des MirBen a été agréable, le bus leur ayant fait éviter la partie du chemin dans les champs sous le soleil, ils n’avaient plus qu’à suivre le cours ombragé de la Leitha. Il vous aurait bassiné avec sa ripisylve, je suis sûr. Mais faut pas être dupe, ce mec n’a pas la culture que vous croyez : il regarde juste Wikipédia avant de faire son billet, et puis il balance ses grands mots. Moi, en tant qu’oreillette, je ne peux pas intervenir tant que c’est correct. Mais bon, il faut que vous le sachiez. 
Enfin, c’est pas tout ça… 8 h 29, il est temps de rendre l’antenne. En tout cas, ça m’a fait plaisir de vous parler. Nous, les oreillettes, on n’a pas trop l’occasion, et c’est dommage, car il est bon que vous voyiez un peu l’envers du décor. Allez, je vous laisse, ce morphal de Benoît s’impatiente. D’ailleurs, son vrai nom, ça devrait être Benoît Morphal ! 
Tchuss !

🥾18,0 km  🚍 16 km ↗️+30 m ↘️-50 m ☀️ 21-26 °C

C’est flou comme le bus fait gagner du temps
C’est parti (culièrement raccourci)
Istanbul ? C’est tout droit !
Cétoine dorée en route pour les étoiles
Abeille trinquant à la censure de la réintroduction de l’acétamipride
Encore en pyjama ?
La maison du dentiste
(observez le distributeur de billets à la sortie)
Saule au monde
Grand écart alimentaire
L’heure de la pause
L’heure de la pause
L’heure de la pause
Quand l’architecte est à bloc…
Chambre ambiance années 80