Au programme de notre quatrième jour de marche, le point culminant de notre randonnée, le Ballon d’Alsace (1 242 mètres). Notez bien le B majuscule, car avec un b minuscule, c’est beaucoup plus facile et rapide à avaler.

La marche d’approche, comme on dit dans les cercles d’alpinistes, est du pur nanan, comme on dit dans les vieux dictionnaires. On suit le tracé de l’ancienne voie ferrée Masevaux-Sewen qui a été recyclé en piste cyclable (presque un pléonasme). Au vu de la carte, je craignais que ce soit une partie très exposée au soleil, mais depuis sa mise hors service en 1967, les arbres ont eu le temps de pousser ! Bref, ça déroule jusqu’au pied du monstre. Puis hop ! Le lac de Sewen. Et hop ! Le lac d’Alfeld. Et hop ! La Schahing Hutte. Et hop ! Le Rundkopf. Et hop ! Le col de Ronde Tête et hop ! hop ! Le sommet du Ballon d’Alsace avec son herbe rase, sa table d’orientation et sa statue mariale. 

C’est chouette, le style littéraire qui donne cette impression de légèreté et de rapidité ! La réalité est tout autre ! Hormis quelques passages roulants dans des hêtraies, le sentier ressemble plus à un escalier aux marches de rochers et de racines. Si l’on ajoute à cela la chaleur, le poids du sac, l’eau à gérer, le pas à calibrer pour pouvoir respirer juste par le nez, sans ouvrir la bouche sous peine de se dessécher irrémédiablement la gorge, on comprend qu’on a mis plus de quatre heures pour l’ascension ! Ce n’est pas trop hop ! hop !

En attendant, on espère que l’équipe de France, qui rencontre ce soir le Maroc pour une place en demi sera, elle, en mode hop ! hop ! hop ! D’ailleurs, moi aussi, à ce stade, j’ai de la place pour un demi ! Et hop !

🥾19,0 km  ↗️+905 m ↘️-140 m 🌤️ 25-30 °C

C’est parti. Plus que 900 m !
Bibliothèque – Espace de culture
Remettre l’église au milieu de la vallée
Le temps passe-t-il ? Les couleurs pastel
Objectif en vue
Maître Corbeau sur son arbre perché tenait en son bec…
J’ai l’impression que quelque chose me regarde…
Euh… Le lac bleu ?
Dernier effort…
…avant le réconfort !