8h30 : petit déjeuner (c’est notre heure, inflexible). La patronne est déjà au travail dans sa cuisine car elle prépare les repas livrés à domicile des anciens. Sainte femme !
10h30 : nous quittons l’auberge. C’est la faute du blog ! Le wifi ne passait pas dans la chambre et nous avons dû ventouser, sac fait, le temps que le billet puisse être posté ! De toute façon, nous sommes attendus par notre hôte du jour à partir de 17h00 seulement, c’était bien précisé dans nos échanges préliminaires. Voici aussi la réponse à tous ceux qui s’étonnent que nous ne partions pas « à la fraîche ». Les petits hôtels et les chambres d’hôtes ne fonctionnent pas comme des refuges de montagne, ils n’aiment pas nous voir arriver trop tôt. Ils ont une vie eux aussi.
10h31 : il y a déjà un 22 °C de bulletin météo (c’est-à-dire sous abri), mais sur la route le ressenti est nettement plus élevé. Il y a aussi par moments une bourrasque de vent telle celle qui a envoyé l’unique parasol de l’unique table de la pas unique station-service du village dans les airs. Première BA de la journée : nous récupérons le parasol au milieu de la route et le rendons à la pompiste qui n’avait rien vu. Pour en revenir à la pas unique station, c’est vrai que ce petit village suisse de Beurnevésin (117 âmes) a deux stations-service, une œuvre humanitaire pour permettre aux Français de venir faire le plein moins cher.
11h00 : déjà de retour sur le sol de notre mère patrie.
Le parcours alterne traversées de villages déserts, routes de campagne à l’asphalte surchauffé, chemins blancs éblouissants et passages en forêt rafraîchissants, mais hélas de plus en plus rares à mesure que nous nous rapprochons du canal du Ronorin (ou peut-être du Rhône au Rhin, comment savoir…). L’effet de la température (32 °C prévus) sur le corps se fait sentir. Le pas ralentit et les pauses « fraîcheur » augmentent en nombre et en durée. Nos cinq gourdes ne suffiront pas pour tenir jusqu’au bout !
15h20 (Chavannes-les-Grands) : nous apercevons enfin âme qui vive ! Et voici deux gourdes remplies d’eau minérale bien fraîche par une bonne Samaritaine !
Le ciel a fini par se couvrir et un petit vent par se lever, ce qui rend la dernière heure bien plus supportable ! Nous retrouvons notre pas alerte ! La dernière longueur le long du canal n’est qu’une formalité. Après l’écluse, on est arrivé.
17h02 : nous serrons la main de nos hôtes du jour, Sonia et Yves (les prénoms ont été changés). Qui a dit qu’on n’était pas à deux minutes près ?
🥾25,3 km ↗️+180 m ↘️-275 m 🌤️ 22-32 °C






