Après avoir suivi hier les vallées dans leur longueur, le parcours d’aujourd’hui [Tiens ! C’est marrant ces deux apostrophes dans la même suite de caractères], nous allons les couper transversalement, nous transformant en yoyo à sac à dos [j’allais écrire que nous allions yoyoter mais ça pourrait être mal interprété, j’en vois déjà certain d’ici]. Pour que vous vous rendiez bien compte de ce qu’on va faire, je vais demander votre participation. Quand j’écris EN HAUT, vous vous tenez debout et qu’en j’écris EN BAS, vous descendez sur les genoux. Pour ceux qui connaissent, vous pouvez vous mettre dans la tête cette chanson qu’on entend dans les fêtes, qui doit s’appeler « Ces soirées là » qui commence par « Que tous ceux qui sont dans la vibe (lèvent le doigt) » et qui fait aller en haut, en bas, à droite, à gauche. C’est bon ? Vous l’avez ? (sinon c’est pas grave). Tout le monde est prêt ? On commence EN HAUT. Allez c’est parti ! EN BAS – EN HAUT – EN BAS – EN HAUT – EN BAS – EN HAUT – EN BAS. On est arrivé à notre Gasthaus ! (et vous pouvez vous relever).
On est accueilli par une adorable vieille dame. Nous dégustons notre bière en terrasse lorsqu’arrive un randonneur, un vrai en sac à dos, et le premier que nous voyons depuis que nous sommes en chemin. Il fait le Frankenweg (la région ici s’appelle le Franken). Il est bien fatigué car il est en route depuis 8 h ce matin. Nous compatissons. Le soir dans la salle de restaurant il y a lui, un vieux monsieur qui habite les environs et nous. Sur le menu, pas grand chose pour les végétariens : des spaetzles au fromages où des harengs. Lorsque la patronne, toujours aux petits soins, apprend qu’on est végétariens, elle reprend les cartes et nous dit quelque chose comme : « Attendez, on a reçu des petites chanterelles (Pfifferlinge). On va vous en faire avec des pâtes dans une bonne sauce à la crème. Ça vous va ? ». « Wunderbar. Danke schön ! ». Et c’était vraiment lecker (délicieux).
Mais c’est pas tout, on a des matchs de hand, de rugby à 7 et de foot à suivre ! Mais pas à la télé allemande ! Les droits de diffusion en Europe appartiennent à la société américaine Discovery et la ZDF et l’ARD ont estimé que le prix des sous-licences était excessif. En Allemagne, pour voir les JO, il faut payer. Sans doute ce qu’on appelle l’esprit olympique. D’ailleurs, saviez-vous que la devise de Coubertin a été revue et est maintenant Citius, altius, fortius, et semper plus pepettus.
🥾22,7 km ↗️+941 m ↘️-778 m ☀️ 18‑22 °C




