Après ces deux premières étapes d’échauffement, les choses sérieuses commencent. Un grand pas de 28 km avec plus de 900 mètres de dénivelé. Avec les aléas de la navigation (doux euphémisme pour désigner les bifurcations manquées et les chemins introuvables), ça fera plus de 30 km, le tout avec 1,5 litre d’eau et deux dattes (chacun). Je suis arrivé rincé (de chez rincé). Je n’en dirais pas autant de Mireille qui gambadait en tête.

Ce fut long, mais ce fut beau ! Nous avons suivi deux vallées, celle de la Grössau d’abord puis sur 10 km celle de la Dober, magnifique vallée en auge occupée par une infinie prairie, à l’écart de toute circulation automobile. Un vrai bonheur ! Nous avons terminé par une succession de montées et de descentes à travers les forêts de pins qui auraient été formidables si les chemins n’étaient pas si souvent défoncés par les engins « forestiers », déforestiers serait plus juste, voire déforestateurs, si nous en jugeons par les trop nombreuses coupes franches.

Puisqu’on parle de coupes franches, à la Gasthaus où nous avons dîné d’une revigorante pizza, les tables à côté de nous étaient occupées par un groupe de vieilles dames qui jouaient aux cartes avec des figures inconnues. Renseignement pris auprès de la patronne, elles jouaient au Bierkopf, un jeu manifestement très drôle et qui donne très soif, si nous en jugeons par les éclats de rire incessants et les cadavres de verres !

Un dernier mot sur notre première rencontre de la journée ! En sortant de l’hôtel, nous sommes tombés sur la jardinière. Je ne sais comment la conversation s’est engagée, mais elle nous a parlé de sa passion pour le jardinage, de son amour pour De Funès quand elle était petite et de ses voyages dans le Zud de la France, le tout avec une pêche communicative. Quand nous lui avons dit où nous allions aujourd’hui, son enthousiasme a baissé de quelques degrés et elle a dit « Es ist weit. Sehr weit… » (C’est loin. Très loin…). On confirme !

🥾30,6 km  ↗️+949 m ↘️-718 m ⛅️ 18‑23 °C
Top départ (9:20)
Chrysomèle fastueuse (Chrysolina fastuosa)
Vallée de la Dober
Self-service zéro carbone
Vallée la Dober (toujours)
Le chemin y mène, où le stère il est
Carte géographique (Araschnia levana)
Télékie superbe (aussi appelée oeil-de-bœuf)
Top arrivée (17:50)