La première journée de notre voyage bas-carbone consiste à rejoindre Nuremberg en train. Arrivés gare de l’Est avec une marge raisonnable (on ne sait jamais avec les JO), nous découvrons que notre ICE 9573 pour Stuttgart a 25 minutes de retard. Ce n’est pas une si mauvaise nouvelle, nous attendrons moins longtemps notre correspondance ! La pluie a la bonne idée d’attendre que nous ayons gagné notre voiture au bout du bout du quai et bien au-delà des verrières pour commencer à tomber. Voyage sans Annie Croche (que nous saluons cordialement). Arrivés à Stuttgart HBF, nous sautons du train et gagnons le quai 15 E-G déjà bondé. Quelques minutes plus tard, le pimpant RE 90 jaune citron fait son entrée. Les portes s’ouvrent et c’est le rush. Le temps de comprendre comment est organisé le wagon, il ne reste plus que des strapontins. Mon sac à dos trouve une des dernières places sur les porte-bagages, Mireille garde le sien entre les jambes, et c’est parti pour 2h28 de trajet et 20 arrêts ! Dans RE 90, le R c’est pour régional. Je confirme. Et le E pour Express. Là c’est de l’humour allemand je crois. Et comme à chaque arrêt, le solde montatoire est positif (il y a plus de personnes qui montent qui ne descendent), on arrive à Nuremberg avec plein de gens debout ! Mais tout cela a l’air aussi naturel pour eux que le RER bondé pour un Parisien.
Notre hôtel est à deux pas de la gare. La réceptionniste a un puissant accent slave. Les murs de la chambre sont étonnamment décorés. Sur le mur face à nous, un cavalier style renaissance avec un ballon sur un cheval rouge sur fond de ciel bleu, de ruines de temple grec et d’arbres tordus. Pour la décoration au-dessus du lit, je vous laisse découvrir…
Nous ne nous attardons pas. Si les voyages forment la jeunesse, ils creusent aussi les estomacs et assèchent les gosiers.





