Mettons fin tout de suite à l’insoutenable suspense généré par le teasing de dingue pour notre hébergement de demain – et il n’y a d’ailleurs que nous que ça préoccupe vraiment –, mais OUI, on a trouvé ! Bon, c’est pas vraiment sur le chemin, c’est au milieu de nulle part, c’est une chambre “pour marcheurs” (on me l’a répété trois fois), ce qui sous-entend une certaine rusticité mais qu’est-ce qu’on est contents d’avoir trouvé enfin !

La question que vous vous posez certainement, et si vous ne vous la posez pas, nous nous la posons, pourquoi avons-nous trouvé si tard ? Il y a deux éléments de réponse. Le premier est “Bah… Euh…”. Le second plus technique est rapport à Google Maps qui a la gentillesse d’afficher les chambres d’hôtes quand on lui demande mais avec une logique qui m’échappe. J’espère que ce n’est pas une logique mercantile qui m’orienterait vers ceux qui paient Google en première intention, avant de finalement laisser apparaître les autres… Ils ne feraient pas ça ! Enfin bref, coup de bol, on a trouvé à Biol (38690), pas dans le Bas-Biol, ce qui aurait été futile, mais dans le Haut-Biol, ce qui est de haut vol !

Et l’étape du jour ? Chaude, longue, avec des montées et des descentes, chaude, avec un chemin abandonné qui a nécessité un détour par la route, chaude, avec une descente sans fin sur des pierres qui roulent et, de fait, nous l’avons vérifié, n’amassent pas mousse.

Et le gîte du jour ? Étonnant. Rien ne semble avoir bougé depuis la dernière guerre où cette gentilhommière, maison de maître, petit château bourgeois comme vous voulez, servait à héberger les soldats et les officiers du fort en contrebas contrôlant la vallée. Même l’accent suisse-allemand de nos adorables hôtes contribue à cette ambianze.

Et la question du jour ? Mais pourquoi les mouches apprécient-elles tant le mufle humide de ces pauvres vaches ? Qu’est-ce qui s’y niche de si délicieux ? Faudra demander !

🥾29,9 km  ↗️+794 m ↘️-699 m

Direction l’Isère ! C’est pas trop loin, le pont fait le lien entre les deux départements !
Vous n’avez jamais vu un papillon de face ou quoi ?
Vitrail volant
Quand on vous dit qu’il fait chaud ! Ce n’est pas la bitume qui dira le contraire !
— Alors on va où ? — Euh… Là-bas ! — Là-bas où ? — Oui c’est ça !