ON A FAILLI PASSER DANS LE JOURNAL ! Ça a tenu à rien. On passait deux ans plus tôt et c’était bon, on faisait la Une de La Montagne, le grand quotidien du Centre-France. Enfin, la Une de la rubrique Huriel de la page Vie locale de l’édition de Montluçon car notre hôte était le correspondant local du journal, et s’il l’avait été encore, pour sûr que nous aurions eu notre bobine en photo sous un titre ronflant du genre : « Un couple de pèlerins sur la Voie de Saint-Martin de passage dans notre commune après un périple de plus de 2 200 km. » Mais il ne l’est plus. Ceci dit, j’ai quand même un peu l’impression que notre bouillonnant hôte est du genre « Ahhh si vous étiez venus hier ! » parce que pour la confiture d’orties qu’il nous vante, et ben le dernier pot a été fini hier, comme c’est dommage ! Sinon, pour sûr, on l’aurait goûtée… M’est avis que notre ami est issu d’une longue lignée de maquignons bourbonnais !
En plus de ses chambres d’hôtes, de ses yourtes et des ânes qu’il loue, il est un des créateurs du sentier de Grande Randonnée de Pays « Sur les pas des maîtres sonneurs », en référence au célèbre roman de George Sand Les Maîtres sonneurs, dernier de son cycle de romans champêtres et qui narre le parcours initiatique de Joseph, un jeune cornemuseux, entre Berry et Bourbonnais, comme vous vous en rappelez sans doute parfaitement. Et si je vous cause de ce GRP, ce n’est pas pour vanter les mérites de notre hôte, qui s’en charge très bien tout seul, mais parce que notre étape du jour fait route commune avec ce sentier balisé et, quand un jour comme aujourd’hui il pleut la majeure partie du temps, suivre un bon vieux balisage est bien plus pratique que lire le GPS dans son étui certes étanche, mais avec de la buée dedans, des gouttes de pluie dessus, le tout avec des lunettes avec des gouttes de pluie dedans et de la buée dessus.
« Comment ! » êtes-vous en train de vous dire, horrifié, « Il a plu la majeure partie du temps et la pauvre Mireille qui n’a pas de housse de sac imperméable comme il est mentionné dans le billet du 20 juillet, troisième paragraphe ! » Rassurez-vous, Mireille a désormais une superbe housse de sac imperméable labellisée NF ! Avant de partir, nous avons demandé à notre hôte un sac poubelle que j’ai rangé dans ma poche au cas où (il ne pleuvait pas encore). Quand il s’est mis à pleuvoir, nous avons monté dans l’urgence notre atelier de fabrication de housse de sac imperméable brevetée. Étape 1 : on enfile le sac poubelle sur le sac à dos. Étape 2 : muni d’un couteau, on fait une fente de haut en bas pour dégager la bretelle droite. Étape 3 : idem que l’étape 2 mais pour la bretelle gauche. Étape 4 : on range le couteau. Et voilà notre Mireille pourvue d’une superbe housse bien plus efficace que ces housses du commerce qui ne protègent même pas le dos. Bon, ce n’est pas la classe de se promener avec un sac poubelle sur le dos mais qui le verra ! Déjà que, dans le bocage bourbonnais, il n’y a pas grand monde dehors quand il fait beau, alors quand il pleut !
🥾25,9 km ↗️+495 m ↘️-395 m






