Nous quittons le Chalet à 10 heures, notre heure habituelle. Difficile de faire mieux, sauf à être expulsés à 9 heures comme ce sera le cas demain matin à l’Auberge des Gentianes (petit-déjeuner de 6 h 45 à 8 h 00), mais nous n’y sommes pas encore.

Le Mas. Vergnecroze. Un berger allemand se glisse sous la haie de thuyas pour nous regarder passer sans un aboiement. Bonjour le chien ! Saint-André-de-Muret. Nous retrouvons le balisage jaune et rouge du GRP Tour des Monts d’Aubrac. Chantegrenouille. Un jeune couple avec un âne nommé Ferdinand nous propose de nous prendre en photo alors que nous tentons un selfie mal embarqué devant le panneau du lieu-dit éponyme. Clic-clac. Mince, j’ai oublié de rentrer mon ventre ! Ils sont avec Ferdinand depuis 3 kilomètres seulement. Ils démarrent juste le tour. Pour l’instant, tout se passe bien. Forêt humide de la Dévèze Grande. Pause boisson assis sur nos sacs à dos. Un chien de berger australien [je connais les races de chien de berger maintenant, un intérêt récent, sans aller jusqu’à dire que je suis un mordu] déambule tout seul. On se renifle. Salut le chien ! A-t-il un collier ? Oui, caché dans ses poils. Ses maîtres finissent par arriver. Papote. Ils habitent Chantegrenouille. Ça fait longtemps que les grenouilles n’y chantent plus. Avant oui, mais plus maintenant. On ne sait pas pourquoi. Pourtant il y a encore de l’eau. C’est comme ça. Bonne journée. Le Gibertès. Masseloup. Moulin de la Baume. Château de la Baume. Étang de la Baume. Trémouloux. Puis D73. On arrive sur la partie plateau de l’Aubrac. C’est un peu moins beau. Et c’est la route. Prinsuéjols. Mairie, monument aux morts, café fermé, pas âme qui vive. D73 toujours. Le Py.

Encore un petit bout de D73 et c’est l’Auberge des Gentianes, gîte et chambre d’hôte. Y a un monsieur qui est arrivé juste avant nous. Il y a un peu de confusion. Ils sont trois au-dessus de l’agenda journalier long 14 x 35 où l’on écrit au crayon de papier : la patronne avec ses grosses lunettes, le patron avec son mal de dos qui va se faire opérer dans une semaine et la serveuse qui a tout de suite vu mes yeux vairons, mais c’est une autre histoire. Alors, chambre 5 ou pas, drap ou pas, gîte ou pas, on ne sait pas. Conciliabule, délibération, messe basse. Bon, ce sera la chambre 5 finalement pour le monsieur. À nous. Bon, on est notés tout en haut de la page. Pas de confusion. C’est la chambre 3. Ouf ! Dîner à 19 heures. Pas de problème pour les végétariens. Et oui c’est possible d’avoir une pression. Douche, lavage, sieste, blog, dîner. Menu : salade de crudités, aligot, saucisse, haricots verts au jus de viande, tarte aux myrtilles. Menu végétarien : salade de crudités, aligot sans saucisse, haricots verts sans jus de viande, tarte myrtille. C’est pas compliqué la vie. Une tablée de 12 et une de 18. On discute avec un Corse qui fait des étapes de 30 à 45 km et qui espère arriver début septembre à Saint-Jacques de Compostelle. Parce que je l’avais pas dit, mais ce gîte est sur le GR 65 et la totalité des hébergés sont des pèlerins partis du Puy il y a quelques jours à peine. « Tout le monde paie ce soir », annonce la patronne. Embouteillage à la caisse. On prend un espresso en attendant. On paie et on va se coucher. Une dernière lutte avec les volets dehors, brossage de dents et au lit !

🥾20,9 km  ↗️+375 m ↘️-275 m 🌤️ 11-15 °C

Adieu le chemin improvisé !
Bonjour le GRP Tour des Monts d’Aubrac
Merci au maître de l’âne Ferdinand pour nous avoir aidés à immortaliser ce moment
Le château de la Baume ou l’art du camouflage
Épis c’est tout !
L’herbe de la ligne d’horizon est manifestement meilleure
Distanciation aviaire
Œillets à delta (un variant des œillets ?)
Arrêt au stand
Sortir de son pré carré
Amicales pensées