Et c’est maintenant en toute confiance, sachant qu’il nous mènera à Svendborg, que nous suivons l’excellent marquage du Øhavsstien. Cela explique aussi pourquoi l’itinéraire du jour utilise autant de petits chemins de traverse, notre E6 étant d’ordinaire plutôt tracé à la serpe, sans parler de son balisage quasi inexistant.
Quelques heures plus tard, nous passions sur une route devant un pré où de belles vaches broutaient de bon appétit, quand une sorte de tricycle électrique carrossé (on n’en voit pas en France, mais il faut imaginer grossièrement une voiture sans permis à trois roues) s’arrête à notre hauteur. Dedans, il y a une dame, plus toute jeune, qui nous aborde en danois. Nous passons rapidement du danois à l’anglais. Je crois que la dame voulait simplement nous dire que les vaches dans le pré étaient à elle et qu’elle venait s’en occuper. Ça aurait peut-être été différent si la discussion avait été en danois, mais en anglais, ça s’est résumé à ça. Ce n’est certes pas le scoop de l’année, mais nous, ça nous a fait plaisir, cette petite interaction sociale. Le bonheur de la marche est fait de joies simples.
Nous arriverons à Svendborg alors que le temps se gâte un peu, mais les premières gouttes qui tombent ne nous atteindront pas car nous sommes déjà à l’abri d’un large parasol devant une bonne bière. Le bonheur de la marche est fait de joies simples.
🥾24,8 km




