Après la montagne, nous retrouvons la blondeur des champs, la douceur humide des hêtraies avec leur cortège de moustiques et de taons, les fermes éparses, la souple ondulation du paysage, la plaine où coule la Rhume, le vol bas d’un milan, quelques vaches brunes qui ne daignent même pas nous regarder passer, des poules qui courent dans les jardins, et enfin, au loin, les hauts clochers de Duderstadt.
Ce qui frappe de prime abord en entrant dans la ville, c’est la beauté de toutes les maisons à colombages, et quand je dis toutes, c’est que toutes les maisons sont à colombages. Incroyable unité architecturale, mais en même temps chaque maison a son caractère propre et diffère de sa voisine par ses couleurs, ses poutres sculptées et colorées ou les scènes peintes qui ornent le torchis entre les travées. La deuxième chose qui frappe est que la ville semble morte. Tous les commerces sont fermés et il n’est que 15 h 30. Mais c’est ça, l’Allemagne ! Les commerçants ont droit aussi à leur week-end, et les chaînes de magasins n’ont pas encore ici envahi les centres-villes. Heureusement, quant à l’angle de l’impressionnant Rathaus nous tournons à droite pour enfiler la Marktstraße, la vie ressurgit avec des terrasses pleines de touristes qui dégustent des glaces sous le doux soleil de la Basse-Saxe. Et si nous nous revendiquons marcheurs, nous n’en sommes pas moins des touristes ! À nous aussi la coupe de glace en terrasse qui, après notre long périple effectué d’un pas alerte, est peut-être un peu plus méritée…
🥾28,5 km ↗️+415 m 🌤️ 22 °C







