La météo était formelle, nous aurions de la pluie toute la journée. La météo ne s’est pas trompée, nous avons eu de la pluie toute la journée. Oh, pas des averses cinglantes, non, juste de la pluie, tout le temps. Ça veut dire vêtement de pluie dans lequel on transpire, portable avec le précieux itinéraire difficilement manipulable, pieds trempés dès qu’on marche dans l’herbe, chemins forestiers glissants et gadouilleux. Pas âme qui vive non plus, hormis le chauffeur de bus qui déboula pile au moment où nous profitions de l’abribus pour faire le point et qui repartit tout dépité après s’être arrêté pour nous prendre. Un peu plus tard, nous ferons notre unique pause au sec à mi-chemin, sous le pont de l’autoroute. So romantisch !
Mais loin d’être aussi romantique que notre hôtel ! Un personnage en livrée qui tient une pancarte “Willkommen” en haut du perron, deux armures qui encadrent la porte de la réception et notre chambre n° 7 qui répond au nom charmant de « Malaika lodge ». Ambiance africaine garantie : masques en ébène au mur, moustiquaire au-dessus du lit, table de chevet éléphant, cloison en torchis blanc, ajourée de niches contenant des statuettes, et surmontée d’un toit de paillis, sièges en rotin genre colonial, bouclier en peau, tam-tam…
La chambre d’à côté s’appelle « Cinderella suite ». Je n’ose même pas imaginer !
🥾24,2 km ↗️+595 m 🌤️ 16 °C




