Aujourd’hui est un jour particulier, c’est le jour de la mi-parcours : nous avons fait autant d’étapes avant ce jour qu’il nous restera à faire après ce jour.
Un bilan ? Bah, on a échappé à la canicule. C’est sûr que vu d’ici, le mois de juillet le plus chaud de l’histoire du globe est une réalité très lointaine, les grands parasols des terrasses servant surtout à protéger les clients de la pluie et la petite laine étant de rigueur.
Physiquement ? À ce jour, pas de gros bobos et en tout cas pas d’ampoules, mais comme on marche longtemps, on sent quand même un peu de fatigue. Talons, genoux et épaules manifestent quelquefois contre leurs conditions de travail, mais le dialogue social et la concertation n’ont-ils pas raison de tout ? Pour l’instant oui.
Moralement ? Nickel, même si on aimerait un peu plus de soleil (une hêtraie ensoleillée est très belle, ça vous charmerait).
Germaniquement ? Ben on a pris le pli de manger tôt (6 heures – 6 heures et demie max). La carte bleue fait des progrès, mais la façon dont ils se retournent quand on fait le code démontre encore leur méfiance. La nourriture est bonne et locale. Hier soir nous avons dégusté la Hessische Grüne Soße (la sauce verte de Hesse), un plat composé d’œufs durs (de plein air de la ferme Grenendörfer) recouverts d’un fromage blanc travaillé avec sept herbes (bourrache, cerfeuil, cresson, persil, pimprenelle, oseille, ciboulette) et servi avec des pommes de terre à l’eau. Délicieusement campagnard !
Bref ! Prêts pour l’autre moitié ! Et la Bavière !
🥾24,5 km ↗️+595 m 🌤️ 22 °C





