Il a plu fort toute la nuit. On est partis sous un ciel gris sombre et, ô miracle, des bouts de ciel bleu sont apparus, et même le soleil. Oui, le soleil ! Ben ça fait du bien.
Du coup, on a pu profiter de la vue sur le Monte Kali. C’est un immense terril blanc, ce qui n’est pas étonnant quand on sait qu’il s’agit de sel issu de l’exploitation d’une mine de potasse, potasse usuellement appelée « Kali » en allemand. Il fait quand même 250 m de haut, plus de 1 km de long pour 700 m de large ! Et quand il pleut, toute cette belle eau salée file dans la Werra, la rivière que nous avons suivie il y a quelques jours. Du coup, il n’y a plus de poissons d’eau douce dans la rivière, mais seulement des espèces d’eau saumâtre (anguilles, truites arc-en-ciel, lamproies,..), entre autres problèmes écologiques.
Puisqu’on est dans l’écologie, notre chemin a rencontré un chantier d’installation d’éoliennes. Heureusement, personne n’y travaillait, nous avons pu traverser sans encombre, bien que l’accès soit interdit. Mais bon, c’est notre sentier, quand même ! Le bras de la grue était posé au sol, ainsi que les pales. Un seul mot : impressionnant ! On se sent tout petit devant une telle démesure. Je comprends maintenant ce que peuvent ressentir des petites fourmis qui se baladent sur une table où le couvert a été dressé… des petites fourmis… devant une cuillère… des petites fourmis…
Eh bien, merci Benoît pour ce témoignage. Je crois qu’il y a eu beaucoup de soleil aujourd’hui, sans doute trop. Il faudrait peut-être aller te reposer maintenant !
🥾22,4 km ↗️+435 m 🌤️ 20 °C










