Deuxième jour de la grève des papillons ! Les fidèles lecteurs l’auront remarqué ! Et ce n’est pas de mon fait ! Aucune lassitude, aucun ras-le-bol de ma part. Non, ils ont disparu du paysage. Les raisons de ce mouvement restent obscures. Aucune revendication n’a été communiquée. En tout cas, certainement pas parce que les vignes bourguignonnes subissent en moyenne 21 traitements phytosanitaires par an, le sénateur Duplomb me l’a bien confirmé.

Mais revenons au chemin. Sur les hauteurs de Bouilland, le GR part par un sentier broussailleux faire un grand détour alors que le très beau chemin forestier continue et semble être l’option la plus courte et la plus logique. Ça sent l’entourloupe. Mais la perspective d’un petit gain de temps et de confort est la plus forte. Évidemment, cinq cents mètres plus loin, on tombe sur un panneau « Propriété privée – Défense d’entrer », sur lequel se superpose un message au marqueur : « Mort au bourgeois ». Devant cette injonction contradictoire, nous choisissons la voie de la sagesse : outrepasser l’interdiction et, si nous sommes pris, laisser la vie sauve au bourgeois en échange de notre droit de passage. Nous n’aurons pas à en arriver là car nous atteignons la route et le GR sans encombre.

Quelques kilomètres plus loin, nous tombons sur l’endroit le plus idyllique qui soit. En pleine forêt, deux belles maisons et leurs terrasses surplombent la combe Portoux, avec une vue superbe sur les Roches de Châtelet en face… Nous échangeons quelques mots avec les heureux propriétaires de la ferme de la Butte, qui bricolent dehors. « Dommage que vous ne fassiez pas chambre d’hôtes. L’endroit est fabuleux. » « Les marcheurs nous le disent souvent ! » Dans le fil de la conversation, ils nous parlent d’une association, Les Sentiers des Savoirs. À voir !

La suite du chemin nous permet de découvrir des falaises impressionnantes dominant la vallée du Rhoin et les ravins d’Antheuil. Du sommet du Montforrand, nous avons une première vue de la plaine de la Saône qui s’étend au sud avant de gagner, sous un soleil ardent, Saint-Romain dit le-Haut, visiter son église dont, une fois la porte franchie, il faut descendre un impressionnant escalier pour atteindre la nef, puis rejoindre par un sentier de chèvres (sans offense pour les habitants) Saint-Romain-le-Bas où nous prendrons un repos bien mérité.

L’intersyndicale, réunie en assemblée générale, a voté la reconduction du mouvement.

🥾22,8 km  ↗️+805 m ↘️-860 m 🌤️ 20-26 °C

C’est déjà le bouquet !
Comme un coq sans pattes
Vers de nouveaux horizons
Orpin blanc
Voilà ce que la fleur de ronce vaut
Des falaises, pas des fadaises
La plaine de la Saône
Plume de ♠️et 🍑
Avé, Saint-Romain