En arrivant à Ebergötzen à l’hôtel, la première chose que nous avions faite était de mettre la télé pour voir le Tour de France, un petit rituel idéal pour la sieste post-marche. Et comme d’habitude, je passais cinquante chaînes du bouquet satellite avant de trouver la bonne. Et donc ce matin, au moment de partir, je replace la télécommande là où elle était posée hier, sur une feuille de papier imprimée. Et que vois-je sur la feuille de papier ? Écrit en douze langues ! « Veuillez NE PAS changer de chaîne de télévision, merci ». Ah bon ? Mince alors. En plus, si c’est écrit en douze langues, c’est que ça doit être important ! Oups ! Il ne me reste plus qu’à trouver une petite ritournelle à siffloter, l’air détaché, en allant régler notre chambre. Tiens, pourquoi pas du Barbara ?
Mais revenons aux fondamentaux : l’étape du jour (pas comme ces feignants de cyclistes qui ont déjà fini). Je dirais qu’elle était bien sympa avec un chemin qui monte tranquillement dans une large vallée agricole puis une bonne grimpette pour rejoindre la vaste forêt qui nous mènera sans discontinuer jusqu’à Göttingen. Ah Göttingen ! Bien sûr, ce n’est pas la Seine, ce n’est pas le bois de Vincennes, mais c’est bien joli tout de même, à Göttingen !
Le soir, nous retrouvons Klaus, un vieux collègue et ami (grand fan de Barbara et dont un lointain ancêtre qui travaillait le métal dans le massif du Harz fit fortune en fabriquant des boîtes de conserve pour les armées de Napoléon), qui, entre un repas dans les caves de l’Altes Rathaus (l’hôtel de ville) et un verre de vin blanc dans les jardins du théâtre, nous fera visiter cette vieille ville qui doit à son exceptionnelle université sa renommée et à ses étudiants indisciplinés moult anecdotes (le saviez-vous ? Il y avait à Göttingen deux polices, une pour les étudiants et une pour les habitants, sans pouvoir de l’une sur la juridiction de l’autre).
🥾20,0 km ↗️+370 m 🌤️ 21 °C







