La journée commence mal : la petite dame de la 18 m’a soufflé la dernière tranche de pain au raisin du buffet. C’était un signe. En regardant attentivement sur la carte le parcours du jour, je m’aperçois que le franchissement de la Trave tel qu’il est indiqué par la trace GPX manque d’une certaine matérialité, c’est-à-dire un bon pont à mettre en dessous de nos pieds. À y regarder d’encore plus près, l’autoroute que nous suivons peu ou prou passe sous la Trave. Oh oh ! Un tunnel ! À y regarder d’encore encore plus près, je trouve dans la version anglaise de Wikipedia un article consacré au Herrentunnel (c’est son nom) qui, traduit, dit ceci : “Le tunnel remplace un pont. Les cyclistes qui pourraient utiliser le pont régulièrement ne sont pas autorisés à passer dans le tunnel et doivent faire un détour par Bad Schwartau ou utiliser une navette gratuite avec de longs temps d’attente ”. Bon ben, changement de plan. À défaut de suivre l’autoroute, nous suivrons la voie ferrée sur la rive gauche de la Trave et ferons notre entrée triomphale dans la vieille ville de Lübeck par la porte nord puis descendrons la rue principale (Große Burgstraße) jusqu’à la place du marché qui marquera la fin officielle de notre périple. Et le fait est que, quelques heures plus tard, nous faisons notre entrée triomphale dans la vieille ville de Lübeck par la porte nord puis descendons la Große Burgstraße jusqu’à la place du marché où le tintement de nos deux chopes de Radeberger Pilsner à la terrasse du Ratskeller marque la fin officielle de notre périple mirbenesque 2022, de Copenhague à Lübeck !
600 bornes pour nos 60 bougies, moi je dis que ça a de la gueule, non ?
🥾19,1 km

