Nombre de jours sans boulette : 2
Encore une longue journée. Nous suivons toujours la vallée de l’Isère, par les hauteurs jusqu’à Moûtiers, puis par la rive gauche… Non, en fait, la droite jusqu’aux thermes de La Léchère, qui seront aussi celui de notre étape (syllepse vaseuse, comme on dit à Soissons, mais j’aime ça).
Nous nous élevons rapidement au-dessus d’Aime pour gagner la forêt. Ah ! Accès interdit ! Voilà qui commence bien. On bricole un itinéraire alternatif. Ça devrait aller sans trop de casse kilométrique, le tout est d’éviter de faire tous les lacets de la route de Montgirod et de trouver le chemin qui les coupe et qui démarre du Villaret, si vous voyez. Où qu’y a la Chapelle-Saint-Grat, oui, c’est ça. Saint Grat qu’on implore quand on est piqué par les moustiques, oui, c’est ça aussi. Ah ben vous connaissez alors ! Et là, il y a un tout petit chemin qui monte qui pourrait bien être le bon mais, comme il y a un autochtone à proximité, nous préférons demander confirmation. « Pardon monsieur, c’est bien le chemin qui monte à Montgirod ? » « Oh je n’sais pas. Ici, j’ai pris la fille mais pas le chemin. » Décidément, aujourd’hui, on est sur la syllepse ! Le brave homme en visite dans la belle-famille nous indique cependant un chemin plus probable un peu plus loin. Oui c’est le bon. Nous gagnons ainsi Montgirod, puis une belle route en balcon fermée à la circulation nous emmène à l’aplomb de Moûtiers que nous rejoignons par une succession d’antiques sentiers.
Déjà six heures de marche. Il est temps de faire une pause et de recharger les batteries, les nôtres et celles du GPS ! Nous repartons, traversons l’Isère pour remonter la rive gauche par un chemin à l’ombre de la falaise. Après un bon kilomètre, vlatypas que le chemin est hermétiquement barré par de gros blocs en béton surmontés d’un solide grillage avec un mot du maire comme quoi on n’a plus qu’à faire demi-tour ! Grrrrrrrrrrrrr ! Donc demi-tour pour l’alternative rive droite – encore heureux que les rivières aient deux rives ! Là, c’est moins glamour car nous longeons la voie express par une petite route qui en est juste séparée par une bordure en béton. Nous arrivons enfin à Aigueblanche où nous retrouvons le chemin qui nous mène jusqu’à La Léchère, petite ville réputée pour ses eaux.
Après la réhydratation houblonnée qui s’impose, nous gagnons notre hôtel, un archétype d’hôtel de station thermale : une sorte d’EHPAD, mais avec du mobilier des années 70 !
🥾28,8 km ↗️+752 m ↘️-981 m






