Nombre de jours sans boulette : 3

Nous prenons notre petit décheuner à La Léchère, mais za ne feut pas dire que nous n’y attachons pas d’importanze. C’est d’ailleurs un point qui nous sépare de l’Italie. En France, le petit déjeuner est le lieu d’une certaine profusion qu’on retrouve moins (ou souvent pas) en Italie alors que sur l’aperitivo, en clair la bière après 17 heures, c’est le contraire. En Italie, c’est la profusion, en plus des chips (patatine), le minimum syndical, il y a souvent des petits carrés de pizzas et des toasts inventifs alors qu’en France, c’est rien (niente), mais pour beaucoup plus cher !

Une autre différence entre la France et l’Italie, c’est qu’en France, on parle français, une langue dont j’utilise peut-être 10 % des mots du dictionnaire si je me range dans la catégorie des Français cultivés, ce qui est sans doute présomptueux, mais je vous rappelle que moi, je sais ce qu’est un kakemphaton, alors qu’en Italie, on parle italien, une langue dont je connais 50 mots, noms des pâtes inclus. Alors forcément, côté conversation, c’est pas pareil ! Et pas plus tard que ce matin, en descendant les escaliers pour aller payer à la réception, je vois des photos de patinage artistique à tous les inter-étages. Bon, d’un autre côté, notre chambre était au deuxième étage, ce qui ne fait que deux photos mais assez pour tenter ma chance auprès de la patronne avec une innocente question ouverte « Vous vous intéressez au patinage artistique ? » Grave erreur ! Si on a passé cinq secondes sur son neveu champion olympique, par contre, les Jeux de 1992… « On était centre de presse… blablabla… on avait des Hollandais et des Américains… blablabla… qu’est-ce qu’ils étaient gentils… blablabla… ils m’emmenaient skier… blablabla… y avait des gendarmes partout… blablabla… Et puis on a eu le Tour de France cette année… blablabla…c’était les Rabobank… blablabla… qu’est-ce qu’ils étaient gentils… blablabla… et leur cuisinier, parce qu’ils ont leur propre cuisinier… blablabla… et j’avais décoré l’hôtel… blablabla… et sur la porte des chambres j’avais mis leur nom sur un petit maillot… blablabla… et puis on a eu aussi l’équipe de France de ski, les jeunes… qu’est-ce qu’ils étaient gentils… blablabla… Et puis maintenant on les voit à la télé mais ils sont toujours blessés… blablabla… Et puis j’ai eu… » Pour mettre fin à cette logorrhée (ça c’est juste pour justifier mon classement en Français cultivé), je place, au moment où elle reprend sa respiration avant d’attaquer les championnats de France un « BON, ON VA DEVOIR VOUS LAISSER, on a encore de la route. MERCI, c’était très bien ! » et on se sauve sans demander notre reste.

Pour l’étape du jour, bien qu’on soit restés dans le fond de la vallée entre Isère, autoroute et voie ferrée, c’était moins pire que ce que nous pouvions attendre. Quasi pas de voitures ; pas de centre commercial à l’arrivée à Albertville. Il y avait bien la voie ferrée qui a été notre fil conducteur sur la moitié du parcours, mais c’est un voisin plutôt calme, et il y a toujours le spectacle des versants boisés et pentus pour rompre la monotonie de la rectitude.

Par contre, il a fait très très chaud. Il est dit qu’en cas de clavicule, les cygnes du cou de chaleur sont la confusion emmenthal et des trous bleus de l’écriture, mais genêt rien remarqué de tel. On a de bons chats peau et on boit suffixe amant, ne vous inquiétez pas !

🥾25,0 km  ↗️+222 m ↘️-333 m 🌤️ 36 °C

Mimimétisme
Parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) – Toxique ! Aussi appelée étrangle-loup, raisin de renard, herbe à Pâris ou morelle à quatre feuilles
Tour de France 2018 : nos pieds effacent la trace de leurs boyaux
14:49 – 15:32 ! A ce train là, on est pas rendu !
14:49 – 15:32 ! A ce train là, on est pas rendu !
Demain direction là-bas !