Aparté : je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je n’affiche plus le nombre de jours sans boulette. D’abord, je n’en fais plus ! Et ici en France, j’ai les fonds de carte IGN avec les courbes de niveau et tous les chemins, ce qui facilite la tâche.

Aujourd’hui, on est vraiment partis de bonne heure ! Neuf heures et quart, rendez-vous compte ! C’est que nous avons une grosse étape. Certes, à vol d’oiseau, ce n’est que 14 kilomètres, mais il faut quand même que l’oiseau vole bien haut car le mur que nous avons à passer pour gagner la Chartreuse est diablement élevé et escarpé !

Il nous faut d’abord rejoindre le village de Barraux, de l’autre côté de la vallée, au pied de la Chartreuse. Là, nous remontons une impasse qui débouche sur le chemin qui mène à travers la forêt à Saint-Marcel d’en Haut. Une des maisons a la fenêtre de la cuisine qui donne sur la rue. Nous sommes accueillis par un puissant « Mais il pisse sur le mur le robinet ! » ? ! ? La personne qui nous fait participer à ses problèmes techniques à l’heure de la vaisselle du petit-déjeuner a sans doute été poissonnière sur les faubourgs car elle est dotée d’un puissant organe et d’un lien sans filtre entre ce qu’elle pense et sa bouche. Nous passons devant la fenêtre, ce qui déclenche un « Oh ben, ils sont courageux de monter avec leur gros sac par la chaleur qui fait ! » Et c’est là que ça se gâte, car c’est immédiatement suivi d’un « Eh viens voir ! C’est une mémé qui monte ! » Ça me fait plus rire que Mimi. Hi hi ! (Mémé. Hé hé !)

De Saint-Marcel-d’en-Haut, ça monte encore plus haut. Difficile de penser que nous allons passer ces falaises abruptes mais le chemin est malin et sait par où passer. Il sait même où il y a une petite source pour refaire le plein des gourdes. Et ainsi, à travers de solides et vieux arbres, nous atteignons un sentier en balcon (faux pas interdiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit) qui nous mène à la porte de l’Alpette où nous sommes accueillis par un concert de clarines. Il est bientôt 14 heures. Traversée des verts pâturages (un peu jaunis) puis descente par le col de l’Alpette vers le cœur de la Chartreuse. La fin de l’étape est une petite douceur ombragée et moussue le long des gorges du Cozon. Six coups sonnent au clocher lorsque nous arrivons dans le charmant village de Saint-Pierre-d’Entremont.

Encore une bonne journée. Pas vrai, Mémé !

Nombre de jours depuis que le nombre de jours sans boulette n’est plus affiché : 1

🥾24,1 km ⏱️ 8h45 ↗️+1 393 m ↘️-1 026 m 

La vie de château ce fut, Maintenant c’est crapahut !
Mais qui nous observe ?
Vous êtes tombé dans le pano
Toc toc !
Défilé du 47ème régiment de laiterie alpine sous le commandement de l’adjudant-chef Lavache
N’oubliez pas d’activer le son
Ça est y ! On est dans la Chartreuse (verte… hips !)
Comme c’est amusant les enfants, deux papillons qui font du tandem !
Gorge de Cozon, et plus dure sera la chute