Aujourd’hui, ce fut presque une journée de repos. La température a baissé, une petite bise souffle, le relief s’adoucit, le dénivelé global devient nettement négatif et nous avons retrouvé notre allure de croisière.
Nous avons parcouru la majeure partie de la journée le bon goudron de la D56a puis de la D56 tout court. Une route sympa qui cherche toujours le moindre effort, une espèce de ligne de moindre résistance qui finit en suivant le cours de la Bielle (impossible d’y couler, le niveau est trop bas) au milieu de champs de blé moissonnés, de parcelles de maïs chétif, de prés de luzerne odorante et d’étendues de tournesols dont les grosses têtes chargées de graines regardent piteusement le sol comme des pommes de douche l’émail du bac.
Oui mais la circulation ! pensez-vous sans doute. Eh bien, en quatre heures, nous avons croisé cinq voitures et demie, en comptant pour demie une vrombissante voiture sans permis, une trois grammes cinq comme les appelait notre chauffeur de bus de l’île d’Ouessant, non pas en référence à leur émission carbone mais à l’alcoolémie récurrente de leur conducteur.
Et nous arrivâmes à Saint-Jean-de-Bournay, centre du pays Saint-Jeannais.
🥾24,2 km ↗️+153 m ↘️-306 m









