Nous quittons Vienne sous un ciel gris, gris (ce qui, je l’espère, devrait nous porter chance). Avant de prendre le pont qui nous fera passer de l’Isère au Rhône, nous visitons la cathédrale Saint-Maurice. Et de vous poser la question, mais qui était ce Maurice ? Eh bien Maurice était à la tête de la légion thébaine que le méchant empereur Maximien, on est au IIIe s., avait fait venir d’Égypte pour prêter main forte en Gaule et, puisqu’ils étaient là, massacrer les habitants d’Octodure. Maurice refusa de massacrer des chrétiens. Maximien trouva à juste titre que Maurice avait poussé le bouchon un peu loin… et fit massacrer la légion thébaine, Maurice inclus. Sale affaire mais belle cathédrale.
Pour remonter sur Lyon, le principe est assez simple. À droite, le Rhône qui coule vers le bas (ce qui ne prouve peut-être pas que la Terre est ronde mais au moins qu’elle est en pente) et dans lequel il ne faut pas aller plus haut que le genou, et à gauche la voie ferrée qu’il ne faut pas traverser. Voilà pour le guidage. Un autre principe simple est pour la météo : plus c’est moche et industriel, plus il pleut fort. Exemple : la sortie de Givors (mais si, rappelez-vous, la ville d’ont’où est partie la 15e étape du 100e Tour de France le 14 juillet 2013, longue de 242 km et se terminant en apothéose au sommet du mont Ventoux par une victoire de… Allons ! 2013, c’est pas si loin. Victoire de…) où il a plu des seaux. Un dernier principe pour l’environnement : soit c’est une zone industrielle, soit c’est la nature sauvage et immaculée des bords du Rhône. Et heureusement, c’est plus souvent la nature.
C’est en appliquant à la lettre ces trois principes que nous arrivâmes à Saint-Genis-Laval, au grand étonnement de notre hôtelier qui ne s’attendait pas ici, dans sa zone d’activité, à voir arriver un couple d’hurluberlus crottés venant de Vienne à pied.
C’était Chris Froome et son vélo magique.
🥾28,5 km ↗️+78 m ↘️-63 m



Est semblable aux MirBen sur la route Pavie-Lyon,
Toute blanche et toute mouillée !