Quel bonheur ! Aujourd’hui on part sous le ciel bleu. Enfin, ne nous enflammons pas non plus. Pour être précis, c’est sous la moitié bleue du ciel que nous partons, parce que là-bas, c’est gris. Mais nous, on s’en contentera bien.
Aujourd’hui, c’est la huitième de finale France – Maroc à 13 heures (du championnat du monde de foot féminin évidemment). Compte tenu de l’heure qu’il est, que l’hôtel ouvre à 14 heures et que l’étape semble roulante, si on ne mollit pas trop et que la télé dans la chambre marche, on devrait pouvoir voir la fin du match ! En attendant, on suivra l’évolution du score sur le smartphone. Enfin, s’il y a du réseau. On aura du réseau qu’il y aura déjà 2-0, puis 3-0. Même plus de suspense !
On arrive au village après avoir fait le tour du château local ceint de douves (ce qui en fait un Wasserschloss, nous apprend la pancarte). L’hôtel est une vieille bâtisse. Pas de terrasse, de baie vitrée, d’enseigne, juste « Gasthof zur Linde » (hôtel des tilleuls) peint en lettres gothiques sur la façade. On monte les quelques marches du perron. La porte est fermée. Un écriteau indique de passer par la cour derrière l’hôtel. Il y a là une petite terrasse. La porte semble fermée. Pas de sonnette. On essaie. C’est ouvert… et on tombe nez à nez avec une vieille dame qui sort de la cuisine. Elle nous envoie dans la salle pendant qu’elle retourne d’où elle vient. La salle est dans son jus. Le vieux fils arrive en boitant. Il ne trouve pas notre réservation. Puis la trouve, on a la 9. Une voix derrière lui dit qu’elle n’est pas prête. On aura la 1. Frühstück ? 8h30. Abendessen ? 18 h 30. Si nous n’avons plus besoin de rien ils vont nous laisser car ils doivent partir. Ils seront de retour vers 17h00. Et ben on a eu chaud !
Après avoir remis le câble de l’antenne, on aura les dernières minutes du match sur la ZDF.
L’Abendessen est un peu triste. La dame est toute seule. Pas de clients à part nous, puis une dame seule en tenue de randonneuse. La carte tient sur un recto avec un plat « Vegetarisch ». Parfait ! Sur le bout du comptoir, il y a une vieille photo d’un monsieur qui n’était déjà plus tout jeune, avec un petit bouquet dans une chope en grès et la photocopie de ce qui ressemble à un avis de décès. Pas sûr que « Les tilleuls » refleurissent au printemps.
🥾20,3 km ↗️+395 m 🌤️ 19 °C







