Au moment de partir, on discute longuement avec notre hôte qui est aussi journaliste et écrivaine. On parle « ruralité ». Si la campagne se vide, ceux qui restent ne voient pas toujours d’un très bon œil ceux qui arrivent. Dix ans pour obtenir un permis de construire pour restaurer une maison ! Faire des chambres d’hôtes ! Mais ça ne marchera jamais… et à quoi ça sert ! La maison avait appartenu à une comtesse suisse, elle a hérité du titre pour les habitants du village. Il y a quelques années, on avait dormi dans un château en Anjou qui avait été racheté par un couple de la région parisienne. Eux aussi nous avaient raconté avoir hérité des rancœurs passées des villageois. Pas facile de s’intégrer dans ces conditions !

Pas ce souci pour nos hôtes de ce soir, bien qu’ils soient arrivés il y a seulement quelques années au village où ils ont acheté le vieux moulin dont l’activité a cessé il y a bien longtemps par manque d’eau. Notre hôte est un passionné de plantes et le moulin est devenu un véritable jardin botanique avec une cinquantaine de rosiers différents, sept espèces d’ifs, des figuiers étranges, des orchidées et un sanctuaire pour des races rares de poules : de toutes petites poules de Malaisie, les Bankiva, considérées comme les ancêtres des poules domestiques, et des poules au plumage blanc et noir d’une incroyable beauté graphique, fruit de la fantaisie de Sir John Sebright, sans parler des chouettes chevêches et de la petite hulotte qui nichent dans la grange. Le dîner a été à l’unisson, avec les produits de son fils qui a quitté l’informatique pour la permaculture. Escargots, légumes, glaces, tout a été fait dans sa ferme au village et n’a eu qu’à traverser la rue pour se retrouver dans notre assiette ! Voilà qui mérite bien un cocorico ! Co-co-ri-coooooooo !

🥾21,5 km  ↗️+450 m ↘️-510 m 🌤️ 24-27 °C

Coucou c’est nous !
Elle était une fois dans l’ouest (de la Côte d’Or)
Ail sauvage. Aïe !
Le vallon de Vernot
Mère poule (Bankiva)
Poule de luxe (Sebright)