Aujourd’hui, nous contournons Dijon par l’ouest pour rejoindre le plus septentrional village de la côte de Nuits, Marsannay-la-Côte (une façon élégante de dire que c’est la banlieue sud de Dijon). Le randonneur étant du genre prévoyant comme l’écureuil, il se demande toujours s’il aura des noisettes pour son dîner. Pour notre dîner du soir, pas de problème : notre passage sur les terres natales de Mireille est l’occasion d’une sympathique cousinade. Ce qui nous préoccupe est le dîner du lendemain, à Curley où nous sommes dans un Airbnb où, lorsqu’on demande s’il y a un petit déjeuner et une table d’hôtes, on nous répond que « Nous mettons à disposition un panier avec des sticks de café, Ricoré et sucre ainsi que des sachets de thé et de tisane. Nous complétons avec un sachet pocket de gâteaux secs par personne. Vous avez à disposition de la vaisselle, un micro-ondes et un petit réfrigérateur-congélateur. Vous pouvez donc réchauffer des plats. Si vous arrivez par L’Étang-Vergy (4 km), il y a un distributeur de pizzas de très bonne qualité. À Brochon, il y a un Super U (10 km). » Comme nous ne passons ni par L’Étang-Vergy ni par Brochon, et que le sachet pocket de gâteaux secs sera peut-être un peu léger, il va falloir trouver une solution ! Les commerces étant inexistants dans les villages, ruralité oblige, on se demandait comment on allait faire (on n’avait pas très envie de faire un gros détour pour rejoindre la D974 et ses zones commerciales). Et soudain, en arrivant à Velars-sur-Ouche par le haut du village, un incroyable panneau que je croyais interdit par le code rural : « Centre commercial ». À Velars-sur-Ouche ? C’est louche ! Et pourtant, sur l’esplanade du canal, un Intermarché flambant neuf. On s’y précipite mais, dès la porte automatique passée, on est saisis par la spiritualité du lieu. On se croirait dans une cathédrale par sa fraîcheur, sa quiétude. Je me découvre. Nous déambulons dans la nef ornée de vitraux aux motifs de yaourts aux fruits et de jambons allégés en sel. Dans un transept, nous découvrons le saint taboulé que nous cherchions, un petite boîte de thon issu de la pêche miraculeuse, plus loin les reliques de saint Ananas pour le dessert et enfin, dans une chapelle reculée, quelques bières d’abbaye. Nous versons notre denier aux sœurs caissières et sortons l’âme soulagée et légère, contrairement à nos sacs à dos. Et le pain ? Il y a une boulangerie à Marsannay, nous le prendrons demain.

Et c’est donc ainsi que nous arrivâmes à Marsannay, le premier village-étape de notre parcours doté d’un bar-café-tabac-PMU, tenu par une pimpante bistrotière à la robe rouge à pois blancs. Nous sirotons notre bière d’arrivée au milieu des joueurs de tiercé, des joueurs de loto et des fiers-à-bras qui parlent fort, assis autour d’un tonneau. Au moment de payer, je m’enquiers – heureusement que je suis encore là pour m’enquérir car qui s’enquiert encore de nos jours ? – de la boulangerie du village en vue d’un petit déjeuner au bar. « Elle est fermée. Ils sont en vacances. Mais il y en a une à un bon kilomètre sur la D974 ! », me dit-elle sans détour. Ce ne sera pas notre cas. Soupirs !

🥾19,9 km  ↗️+395 m ↘️-625 m 🌤️ 23-30 °C

C’est parti !
Dénicher l’Écaille chinée
Souvenir de quand c’était humide…
Araignée du matin, chagrin. araignée du soir, espoir. Araignée du midi, … ?
C’est le bouquet
Je crois qu’on a levé un lièvre
Mégère (Lasiommata megera)
C’est pourtant pas l’automne
Oups !
Descente vers Marsannay-la-Côte
Photo de famille