La pluie tombe drue toute la nuit mais a la bonne idée de s’arrêter au petit matin. Lorsque nous prenons congé de notre hôte Roberta, le ciel est toujours gris, mais quelques trouées bleues ménagent l’espoir d’une amélioration. Sur les montagnes au loin, des grappes de nuages cotonneux s’effilochent.

Nous cheminons à flanc de coteaux au milieu des prés, des vergers, des terrasses où pousse la vigne, tantôt palissée en espaliers, tantôt palissée en pergolas soutenues par d’antiques colonnes de pierre, puis redescendons dans un village pour enfiler la grand-rue, franchir une porte moyenâgeuse ou saluer un vieux campanile et remontons dans la colline, et ainsi jusqu’au village suivant. Après un crochet par le petit lac Sirio, nous arrivons dans les faubourgs d’Ivrea sous une pluie fine.

Ce n’est pas sans émotion que nous passons devant l’hôtel Eden où nous avions dormi dans la nuit du 13 au 14 juillet 2013 et qui, à ce jour, reste de loin notre pire expérience hôtelière. Voilà ce que j’écrivais à l’époque dans notre blog tout juste créé (c’était le sixième billet) :
Nous quittons sans regret notre hôtel dont je préconise de changer le nom de « Eden » à « Deglingos ». Sur son toit flottent fièrement trois drapeaux… en lambeaux. Ça donne la tonalité générale : accueil négligeant, serrure dure à tourner, chambre sans aucune décoration, chasse d’eau qui fuit généreusement sur le carrelage, une ampoule sur deux qui a rendu l’âme, la ventil de la salle de bain fait un bruit d’enfer, ce qui n’est pas étonnant vu le bon centimètre de poussière, une unique prise de courant (et pas dans la chambre). Au petit-déjeuner, le jus d’orange en poudre est hyper-concentré et la patronne pas plus aimable que ses employés. Dernier détail amusant, il a fallu réparer la sonnette de l’accueil avant de pouvoir l’utiliser !
L’hôtel est toujours ouvert mais les derniers lambeaux des drapeaux sont définitivement partis avec le vent. Ceci dit, rien d’étonnant qu’en l’Ivrea rien ne nous ait été épargné ! (désolé, mais il fallait bien que je la place, même à 0,75 %).

Et nous arrivâmes sur la grande piazza d’Ivrea.

🥾20,4 km  ↗️+160 m ↘️-185 m

Adieu Viverone, en attendant de crier bientôt Vive Rhône !
Être nationaliste, c’est ballot !
Cultures en terrasse (pour une bière en, il faudra attendre le retour du soleil)
Je préfère ne pas donner les noms, des fois que je me plante !
L’antique église San Petro (11ème s.)
Aide au parking 4.0
Flambé (Iphiclides podalirius) — Iphiclides : du nom de l’argonaute Iphiclos, compagnon de Jason (et non d’Iphicles demi-frère d’Hercule). — Podalirius : dans la mythologie grecque, Podalire est, comme son frère Machaon un héros de la guerre de Troie, à la fois combattant et chirurgien : fils d’Asclépios, dieu de la médecine, et de sa femme Épione.