Contrairement à hier où nous avions exploré le fond de la vallée, nous nous élevons rapidement par de bons sentiers empierrés, d’abord dans les cultures, puis dans les bois, pour suivre une route en balcon. La vallée est encore étroite et le bruit de l’autoroute nous poursuit jusque dans les hauteurs. La vallée s’élargit ensuite. Par une route qui monte bien, nous contournons le château perché de Saint-Germain (XIIe s.) puis enfilons une série de petits villages aux noms qui sonnent bien français : Ruelle, Champ-de-Vigne, Perral, Beigne, Saint-Vincent et bien sûr Châtillon, notre destination finale.

Nous n’avons rencontré qu’un groupe de trois pèlerins (ils vont à Rome), un peu étonnés de nous voir arriver en sens inverse. Dans mon italien basico, je leur explique le trajet de la Via Sancti Martini avec un mime final pour expliquer que saint Martin est mort à Tours. Je ne sais pas s’ils ont compris, mais au moins ça m’a permis d’être ridicule ! Nous les quittons néanmoins visiblement rassurés.

Toujours pas de trace de mon sphinx du pissenlit, Amata phegea, Amata, du latin « amata » signifiant « aimée » et phegea de Phegea, fille de Phégée, roi de Psophis en Arcadie, allez savoir pourquoi ! Une chose est sûre, ce n’est pas parce qu’il est victime de prédateurs car le malin est toxique et immangeable. Bref, on reste avec notre disparition inquiétante, comme on dit dans les journaux. Peut-être demain ?

Bon ben, c’est pas tout ça mais demain, longue étape, et la nuit s’annonce difficile dans notre hôtel une étoile sans clim avec télé à tube cathodique écran 35 cm et serviettes de toilette qui se prennent pour des gants de crin ! Allez, ciao bonsoir !

🥾19,2 km  ↗️+711 m ↘️-549 m

La journée des beaux chemins (qui montent)
L’arbre au tronc de pierre
Le thème du jour : baies – bête
Allez l’O.M. !
Vous a-t-on déjà dit qu’on suivait la vallée ?
PORTÉ DISPARU Si vous le voyez, contactez d’urgence les MirBen