La journée de moindre longueur précédente nous avait permis également, en plus de faire la sieste devant l’étape du Tour Nîmes – Nîmes, de résoudre l’énigme de cette grande plante que l’on voit partout depuis le début du voyage, le long des chemins, le long des routes, le long des murs dans les villages. Elle nous suit. Elle n’est pas suffisamment belle pour être prise en photo, a des petites fleurs jaunes qu’elle préfère garder en boutons, se ramifie parfois en un immense chandelier ou s’en tient à la ligne de sa tige. Mireille est épatée par ses feuilles découpées où elle a reconnu la forme de la roquette, moi je trouve que les feuilles sont plus souvent simples et oblongues. Bref, je suis tout content lorsque, à force de recherche (merci Internet), j’ai identifié ma Laitue vireuse (Lactuca virosa). Mais Mireille n’est pas convaincue et ne retrouve pas sa roquette ! Ce n’est pas faux ! Et à reforce de rerecherche, j’ai trouvé la Laitue scariole (Lactuca serriola) que Mireille a reconnu comme la sienne. Du coup, on a chacun notre laitue, qu’on se plaît désormais à appeler par son nom et saluer au passage, ce que nous n’avons pas manqué de faire aujourd’hui, tous fiers de notre nouveau savoir !

J’ai pu également identifier dans mon élan botanique une autre plante qui nous suit elle aussi depuis le début. Elle, par contre, est bien plus jolie. Elle se présente comme un bouquet fièrement dressé de petites marguerites jaunes au coeur orangé. C’est le Séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris) ou herbe de Saint-Jacques. Pas étonnant qu’il accompagne le pas des pèlerins !

Mais tout cela nous éloigne de notre nouvelle étape sous la canicule ! Eh bien, que dire si ce n’est qu’il fit chaud, très, très chaud même, sur de sournoises petites routes bitumées sans une once de vent. Heureusement, il y a toujours tôt au tard un grand arbre ou un mur pour faire une pause fraîcheur et laisser le corps profiter de l’ombre et de la brise en buvant une bonne eau… tiédasse !

Aujourd’hui est une journée de marche placée sous le sceau de la mondialisation. Nous quittons une chambre d’hôtes hollandaise pour rejoindre un gîte anglais où nous retrouvons un couple d’amis chinois (d’adoption). Mais l’accueil qui nous fut réservé était lui 100 % régional avec des farçous aux légumes, des croquandes aux amandes, du cabécou, des fruits et légumes des marchés de l’Aveyron et un vin blanc de Touraine.

Des velléités orageuses ont perturbé notre dîner mais à part un gros coup de vent qui a cassé une vitre de la maison de nos hôtes, des éclairs sur ciel noir, il n’est tombé que quelques gouttes qui ne suffiront pas à redonner un peu de vigueur à la nature desséchée.
Demain peut-être !

🥾24,6 km  ↗️+425 m ↘️-280 m

En route pour la canicule !
Première leçon de filature de toile pour la petite Argiope frelon (Argiope bruennichi)
Parler, même en pensée, en verlan, est un péché
Attention ! 1 – 2 – 3… CHEEEEEESE ! Oui, bon, c’est peut-être un peu déplacé, désolé !
Un Flambé (Iphiclides podalirius) avec en bonus et sans supplément un criquet !
Spéciale dédicace ! Bises !