Départ et commencement des choses sérieuses. On quitte la cité du théâtre par un pont au-dessus d’un fleuve fait d’eau et d’une berge encore molle hier, mais il est trop tard pour entendre le coq tôt.
Il fait déjà chaud, ce n’est pas fini. On s’élève au-dessus de la vallée du Rhône par un étroit chemin botanique. On y rejoint un sémillant autochtone ralenti par sa prostate avec qui nous cheminons (l’autochtone, pas la prostate) en bavardant jusqu’au vieux village d’Angles. On se quitte. Une rocade, un centre commercial et deux ouvrages d’art du TGV plus loin, on retrouve la tranquillité sur de larges chemins blancs à travers les vignes. Pas un poil d’ombre, réverbération maximale, on peut dire qu’on profite pleinement du doux soleil de Provence.
Passé Rochefort-du-Gard, on monte dans la garrigue. La terre se fait ocre. L’ombre est toujours aussi rare. Une envolée de perdrix rouges, des grognements dans les fourrés, deux cuissots de sanglier qui détalent devant nous et des postes de tir qui balisent le chemin, on dirait qu’on est en pays de chasseurs. Il ne doit pas faire bon randonner à l’ouverture !
Encore un petit effort et Saint-Hilaire-d’Ozilhan se découvre au bas de la colline, avec ses perspectives de terrasse ombragée et de breuvage frais et gouleyant. Ça tombe bien, il n’en fallait pas plus pour une reprise.
🥾22,7 km ↗️210 m ↘️-170 m 🌤️ 29-36 °C








