Pour être tout à fait précis, usés certes mais aussi fatigués, fourbus, échinés, épuisés, moulus, claqués, éreintés, rendus, crevés, vannés. En un mot, vidés. Rien d’étonnant car nous traversâmes des vignes, montâmes à Castillon-du-Gard où nous entrevîmes pour la première fois le Pont-du-Gard, puis redescendîmes, la moitié de nous nous fendîmes le crâne contre une branche aussi basse que fourbe, passâmes moult rocades, traversâmes un vaste parking, nous joignâmes à une foule joyeuse et clairsemée pour admirer le fameux Pont du Gard en levant la tête et le Gard embouteillé d’embarcations de divers acabits en la baissant, remontâmes dans la garrigue, suivîmes les vestiges de l’aqueduc antique, redescendîmes vers Vers-Pont-du-Gard, traversâmes Argilliers, remontâmes à Saint-Maximin pour le plaisir d’en redescendre aussitôt, pissâmes en tout et pour tout trois gouttes et atteignîmes enfin Uzès où nous nous affalâmes dans un fauteuil de bois et de toile sur une terrasse avenante et ombragée de la place aux Herbes. Inutile de dire que pour faire un tel périple sous un tel soleil et par une telle chaleur, nous fîmes moult pauses-fraîcheur et bûmes abondamment ce que les Romains appelaient de l’acqua tepida.
Nous quittâmes Saint-Hilaire hilares et arrivâmes à Uzès usés.
🥾27,0 km ↗️+330 m ↘️-260 m 🌤️ 28-34 °C







