La porte de la chambre 8 claqua derrière eux. Ils étaient maintenant dans le large couloir qui sentait encore le neuf, les pieds sur un tapis rouge marqué de fleurs de lys vieil or. Après avoir réajusté leur sac à dos d’un geste machinal, ils se dirigèrent vers la sortie. L’air frais du matin les saisit. Ils contournèrent le long bâtiment par la gauche, traversèrent le parking et arrivèrent à la réception de l’hôtel. Négligeant le distributeur de désinfectant, ils entrèrent. Benoît posa la clé à l’extrémité du comptoir, la plus grande partie de celui-ci étant occupée par un écran de plexiglass. Il restait à payer les consommations et le dîner. Benoît posa la carte bancaire sur le lecteur sans contact puis saisit le « Geheimzahl ». La machine vrombit et le ticket sortit. Le réceptionniste le saisit et l’agrapha à la facture. Benoît la plia en huit et la donna à Mireille qui la rangea dans la poche latérale de la ceinture de son sac à dos. Ils sortirent. L’air frais du matin les saisit. Benoît démarra la trace GPS sur son téléphone qu’il replaça dans la poche latérale de la ceinture de son sac à dos. Mireille et Benoît se regardèrent. Tout était en ordre, ils pouvaient démarrer. Six heures vingt plus tard, ils étaient à la terrasse du Senator Kroog (seit 1884) à Schleswig, sous un large parasol qui les protégea des premières gouttes d’une pluie qui devait persister jusque tard dans la nuit.
🥾32,5 km





