Journée de grosse transition.
Déjà au niveau du temps, on attendait encore la canicule, mais le ciel, ce matin, est couvert et un vent frais souffle en continu, ce qui est idéal pour marcher à condition de bien enfoncer son chapeau.
Et puis au niveau du paysage. Deux kilomètres après le départ, nous disons adieu aux dernières vignes de la Côte Chalonnaise et nous rentrons dans le paysage typique de bocage du Charolais-Brionnais : des collines de prés jaunis bordés de haies encore vertes, de belles charolaises y paissant l’herbe brûlée, ça et là quelques vieux chênes majestueux et de maigres bosquets. Au milieu coulent la Guye et la ligne TGV.
Sinon, difficile de loger ici. Aucun hébergement sur le tracé du GR. Heureusement, il y a un Airbnb « boîte à clé » dans un hameau du côté de Saint-Micaud, le saint patron des Esquimaux. Une longue route qui monte en suivant tranquillement les courbes de niveau nous mène au hameau de Dieulegard au sommet d’une colline. Trois fermes, quatre vieilles maisons, un puits, c’est là que nous crècherons (au sens propre). Nous sommes accueillis par les hirondelles qui sortent de la grange et un vieux cocker qui n’a plus la force d’aboyer.
Et enfin au niveau des papillons. Il semblerait que la grève soit finie. En tout cas, nous avons vu une grosse activité le long d’un ruisseau à la végétation d’un vert éblouissant à faire pâlir (c’est déjà fait) les herbes des prés environnants. Le vent ne nous a pas permis d’en savoir plus.
Nous étions en train de déguster les généreux sandwiches que nous a préparés Maria, notre hôte de la veille, cuisinière hors pair et aussi cantinière bénévole du cirque Rasposo – basé à Cercot et qu’elle vous conseille s’il est de passage dans votre ville – quand arrive notre hôte du jour, pimpante quinquagénaire en pantalon blanc qui roule en Mini Cooper. Oh, ben ! Si l’habit ne fait pas le moine, le hameau ne fait pas l’hôte ! (elle est bronzée).
🥾20,8 km ↗️+410 m ↘️-310 m 🌤️ 28-31 °C










