Déjà qu’on n’était pas très en avance, la patronne de l’établissement, qui doit s’appeler Sophie si l’on en croit le nom de son établissement qui fleure bon l’éponyme, nous tient la jambe pour nous morigéner d’avoir réservé via Booking alors qu’on aurait pu réserver directement sur son site et qu’on aurait payé moins cher et qu’elle aurait pas à payer les 15 % de taxes et que c’est la mort des petits établissements comme elle, d’ailleurs y en a plein qui ont déjà fermé, et qu’en plus Booking ils ne paient ni TVA ni impôts en France et que nous, en réservant directement, ben au bout de trois fois ça nous fait 15 € d’économisés et que ça fait un plat du jour, c’est pas rien un plat du jour et qu’en plus elle met pas toutes ces chambres sur Booking alors ça peut être complet sur Booking mais elle a encore de la place et ça, si on appelle pas, on ne peut pas le savoir et en plus, elle est référencée sur le guide d’Urbain V, alors nous les randonneurs on a vraiment pas d’excuses. Bon là on pensait que c’était bon et qu’on allait pouvoir partir mais elle a redémarré sur les clients qui ne lisent pas les conditions de l’hôtel et les mails qu’on leur envoie parce que elle, elle ferme la réception à 19 heures parce qu’il faut bien qu’elle mange et se douche et vive un peu parce que sept jours sur sept vous comprenez et pas plus tard qu’hier elle appelle à 19 heures des clients qui avaient réservé trois chambres pour leur demander où ils étaient et bien ils étaient encore à 30 km, ils avaient pas lu, ils croient quoi, qu’on peut se payer un gardien de nuit avec neuf chambres ? Ben ils ont dû trouver un autre hôtel. Et puis il y en a même qui lui reprochent d’être dans une rue piétonne, mais ça aussi c’est marqué, y a qu’à lire. Ah ! Vraiment !

Le sac étant enfin vidé, notre cellule d’écoute psychologique peut enfin reprendre le chemin. Nous la saluons d’un « Au revoir, merci et bon courage ! ». Il est 10 heures plus que bien sonné. Le ciel est couvert de nuages gris et un petit vent léger nous permet de bien avancer jusqu’à ce que le ciel bleu revienne et transforme à nouveau les chemins blancs de l’arrière-pays nîmois en rôtissoire. Nous aurons l’occasion d’en discuter brièvement avec deux randonneuses, alertes sexagénaires, tournesol à la bretelle de sac à dos, que nous croisons.

Encore un long effort sur des routes et chemins sans ombre et nous arrivons aussi flagadas que des fraises et flapis que des papis sur le coup de 18 heures à Saint-Geniès-de-Bidule, sur l’autre rive du Gard. Nous sommes hors GR (le GR reste constamment sur la rive gauche) mais des contingences logistiques (il faut bien dormir quelque part) nous ont contraints à cette diversion. La bonne nouvelle, c’est que nous avons réservé directement, ce qui évitera un débat comme ce matin.

🥾29,7 km  ↗️+200 m. ↘️-250 m 🌤️ 27-29 °C

Le pont romain
La cote d’usure est atteinte depuis longtemps
Du vent dans les branches
Accroche-toi Jeannette !
Voyage en porche
Merci l’EDF !
Paliure (Rhamnus paliurus) ou épine du Christ ou chapeau de bergère
Beauté de l’architecture municipale de l’arrière-pays nîmois