Il fallait bien que ça arrive un jour. Ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé mais là ça y est, on y est : je n’ai rien à raconter, nada, que pouic, que tchi, bref, que dalle ! Tout s’est passé parfaitement : pas de pluie ; temps frais et légèrement venté mais on a l’habitude ; chemin sans difficulté particulière ; rien de spécial en route si ce n’est qu’on s’est arrêtés deux fois pour enlever des petits cailloux de nos chaussures ; l’ampoule est en passe d’être cicatrisée ; les chiens rencontrés affichaient un total désintérêt pour nos mollets ; la chambre d’hôte est top ; le wifi marche bien ; on a eu des cacahuètes avec nos bières ; la patronne est sympa et tout roule pour elle, elle élève aussi des chevaux américains (quarter horse et appaloosa) ; la Chaldette est une petite station thermale bien proprette ; il y a même deux bornes de recharge pour voiture électrique.
Il y aurait bien la maison du bout du hameau, sur la route de Nasbinals, celle qui est à côté des deux places pour voitures électriques. C’est une petite bicoque plutôt récente, ceinte d’un muret qui porte une collection de pots de fe nleurs dépareillés et nantie d’un garage attenant dont la porte ouverte laissait entrevoir un impressionnant capharnaüm. Le chien de la maison, noir, maigre et boiteux était répandu au milieu de la route. Sur une table de jardin, ce qui ressemble à un petit panneau solaire alimentait une machine non identifiée. Sur une terrasse surélevée, un homme vêtu de noir étendait une lessive de chemises et de T-shirts exclusivement noirs. C’est à ce moment qu’arriva une antique 4L fourgonnette jaune P.T.T qui se gara en travers des deux places peintes en vert pour voiture électrique. Une femme aux cheveux gris et un jeune homme en sortirent. « Tu as réparé le tambour ? », lâcha-t-elle avant de pénétrer dans l’obscurité du garage.
Bref, il y avait là un énorme potentiel, mais nous n’en saurons, hélas, pas plus, et vous non plus.
🥾23,9 km ↗️+430 m ↘️-555 m 🌤️ 11-14 °C








