Nous quittons nos charmants hôtes avec un prin de noztalgie et partons retrouver la Voie de Saint-Martin que nous avons laissée quelques kilomètres au sud en empruntant une petite portion du GR 65, la Voie de Saint-Jacques de Genève au Puy-en-Velay, qui passe par là.

Je vais être obligé de le répéter mais il fait chaud ! La région est vallonnée et les nombreuses côtes à gravir sous la chaleur se font durement ressentir. Heureusement, il y a toujours une petite brise au sommet qui vient marquer la fin de l’effort avec une douce fraîcheur.

Sinon, nous avons traversé un hameau qui s’appelle La Queue de Chien, croisé la route d’un TER sur la ligne Lyon-Grenoble, vu deux cigognes, des vraies, mais qui font partie d’un programme de réintroduction sponsorisé par EDF, ce qui casse un peu l’ambiance, et bu l’eau chaude de notre gourde, confortablement installés à la terrasse du seul café du chemin, mais malheureusement fermé le lundi !

Et nous arrivâmes à Biol.

Notre gîte se trouve dans la dernière maison du village sur une petite route en lacets. Nous y arrivons en même temps qu’une famille de quatre qui y fait étape avec sa caravane pliante sur leur route des vacances. Nous prenons le pot d’accueil, du vin de sureau, tous ensemble sous la tonnelle, ce qui est l’occasion de faire connaissance : nos hôtes sont enseignants et cyclistes ; la famille est du Pôs-de-Côlais, va au camping de Cannes avec de gentils ados qui rentrent en seconde et terminôle. Puis nous découvrons notre chambre « pour marcheurs » qui arbore son nom sur un petit panneau joliment décoré : « La petite chambre ».

Ici c’est la maison du bonheur : des lapins, des poules, des coqs, des canards, des chevaux et une biquette ; un jardin volontairement en fouillis ; des transats pour profiter de la vue sur les collines avoisinantes ; un fil à linge où notre lessive sèche en moins d’une heure ! On mange tous ensemble dans une joyeuse ambiance. On mange local bien sûr (kilomètre zéro comme on dit dans le jargon bobo-écolo) sauf le bœuf qui vient de la ferme à un kilomètre au-dessus mais cela ne nous concerne pas. Bref, une chambre d’hôtes comme on les aime et déjà dans la liste des nominés à la pôlme d’or des chambres d’hôtes du chemin !

🥾20,5 km  ↗️+462 m ↘️-451 m

Ici Londres… Ici Londres… Les pèlerins ont repris le chemin… Je répète… les pèlerins ont repris le chemin !
Ici Londres… Ici Londres… Les pèlerins ont repris le chemin… Je répète… les pèlerins ont repris le chemin !
Ici Londres… Ici Londres… Les pèlerins ont repris le chemin… Je répète… les pèlerins ont repris le chemin !
— Alors les mouches, pourquoi vous aimez tant le mufle des vaches ? — Bzzz, bah en fait, on préfère le contour des yeux mais en été c’est bondé alors on vient ici dans l’arrière-pays. Bzzz, c’est un peu moins salé que le liquide lacrymale mais c’est plus tranquille et il y a le doux parfum des effluves nasales qui est bien agréable aussi. Bzzz. — Eh bien merci les mouches pour ces intéressantes informations et bezeuzeu comme vous dites !
Dans la région, ils ont un art inégalé Pour bâtir murs, maisons et églises en galets
Carte géographique (Araschnia levana) C’est bien le nom vernaculaire de ce papillon dont les motifs sur les revers des ailes ont l’allure de routes sur une carte. Manque de Biol, vous avez ici la face dorsale, désolé !
On dirait la Toscane ! En moins vallonné, oui… Sans les cyprès non plus, oui… Et sans le Chianti non plus, oui… Bon, ça suffit maintenant !