Par un petit matin gris et frisquet, nous quittons notre B&B le ventre creux, car c’est un Bed and Breakfast qui a la particularité d’être sans Breakfast. Arrêt à la bageri pour petit déjeuner d’un grand café fadasse et d’une pâtisserie dont le fin glaçage blanc n’est que la partie émergée d’un iceberg de sucre. Et c’est avec notre glycémie au taquet que nous repartons sur la roenute 150. Tiens, une Tesla blanche !

Après quelques kilomètres, nous quittons la 150 pour la Sigestedvej (route de Sigested). Et là commence vraiment notre randonnée ! Nous goûtons la joie retrouvée des petites routes de campagne qui tournent une fois à droite, une fois à gauche, des fermes jaunes et maisons blanches, des champs de blé, d’orge, de colza, de betteraves, de petits pois, des mares et des lacs, des bois et des forêts de hêtres, des vaches et des moutons… La randonnée, quoi ! Même les gens que nous rencontrons sont plus enclins à nous saluer d’un « Hej ! » maintenant sonore, voire d’un « Bonnchour ». Bon, la première fois, on s’est dit qu’on avait mal entendu, ou peut-être que le couple de cyclistes qui nous croisait était français. Mais quand nous avons été dépassés par d’autres cyclistes qui nous ont également dit « Bonnchour », là on s’est posé des questions ! Mais comment savent-ils ? Point de bleu-blanc-rouge dans notre tenue. On ne fait certes pas Danois, mais fait-on pour autant si Français que ça ? Irradie-t-on l’esprit des lumières que l’Europe entière nous envie (Manu dixit) ? Est-ce un terme du langage courant comme nous avons intégré « bye bye » et « tchao » ? Mystère !

Les jours qui suivent nous en apprendront peut-être plus…

🥾29,9 km 

Kirke*, d’où glas
*Kirke : église en danois (mais il faut peut-être que j’arrête les mots croisés du Canard)
Un dessin du fils de l’architecte s’était-il glissé dans les plans ?
Ils tiennent l’objectif et ils ne sont pas là pour rigoler
Clique de coquelicots
Beau comme un tracteur
La mare aux canards
Chenille de Bucéphale (Phalera bucephala), qu’une brise soudaine a fait choir de son arbre et atterrir sur Mireille qui n’en demandait pas tant