Aujourd’hui, on a notre étape la plus courte et un challenge : ne pas arriver trop tôt. On a négocié 15 h, ça va être une course contre la montre… mais inversée ! Il n’est pas si facile de retenir leur pas pour les MirBen !

On ne vous en a encore pas parlé mais Dieu que c’est sec ! Jamais on n’a eu autant d’arbres morts et de grosses branches en travers de notre chemin. Je lisais hier que l’anomalie de l’indice hydrique des sols (caractérisant l’eau disponible pour les plantes) présente un déficit extrême pour la saison, de la Vendée à la Bourgogne, avec jusqu’à -95 %. Ça se voit ! Si les feuilles des branches basses sont encore vertes, il suffit de lever le nez pour voir celles du haut, les plus exposées au soleil et les plus difficiles à alimenter en sève, toutes brunes, ou de baisser le nez pour les voir joncher le chemin. Les fleurs des ronciers ont séché sans donner de fruits. Le fermier de Borgirault nous a raconté que la scierie du village, spécialisée dans le bois de chêne, se voit livrer de plus en plus de chênes morts de sécheresse, et « ce bois est dur comme de l’acier ». Sa machine à fendre les troncs n’y arrive pas. Il faut prédécouper à la tronçonneuse, les scies s’abîment plus vite. Bref, ça coûte plus cher. Comme le bois sec est 20 à 40 % plus léger que le bois coupé vert, et que les planches sont vendues au poids, c’est ce qu’on appelle de la perte… sèche. Et c’est bien sciant !

Oh, ben, on est déjà arrivé !

🥾14,4 km  ↗️+265 m ↘️-310 m 🌤️ 20-24 °C

C’est parti !
Non toi non plus tou n’a pas Changey… (ref de boomer)
Centaurée scabieuse à la retraite
AVOT marques
Feuilles – Tons de l’été
In extremis, une Arlequinette jaune (Acontia trabealis)